Antoine Ducommun

Retour de Banfora à Ouagadougou

jeudi 23 décembre 2010, par Aduco

Dimanche matin, nous décidons de quand même continuer notre découverte du pays en partant pour Gaoua, petite ville du pays Lobi (ethnie assez conservatrice, au sud ouest du Burkina). Mais avant, nous partons porter plainte à la police concernant notre arnaque aux hippopotames, sur le conseil de Xavier. Cela étant fait, nous partons à la recherche d’un taxi-brousse en « bon état » (4 roues, des portes qui ferment, des vitres entières, et si possible, une carrosserie pas trop défoncée !). Après avoir trouvé, le conducteur nous assure que nous partons « tout de suite », il est 10h30. Ravi de pour une fois avoir fait une bonne affaire, nous nous installons dans ce « caisson ». Hélas, je ne sais pas si c’est de la naïveté de notre part où si c’est du manque de bol, toujours étant que nous remarquons rapidement que le départ n’est pas prévu pour bientôt, puisqu’il faut trouver encore au moins 15 personnes supplémentaires pour remplir le bus (bus grand comme l’ancien bus de la famille Collioud pour ceux qui connaissent). Après avoir fait du forcing, on nous dit que nous ne partirons pas avant 13h, donc pas avant 14h30 au moins. Nous en avons trop marre, nous exigeons qu’on nous rembourse et après presque une bagarre et nous être à nouveau fait arnaquer 2000 FCFA, nous partons furieux trouver un bus via Ouagadougou. En fait, ce n’est pas le fait de devoir attendre qui nous exaspère, mais le fait qu’on ne nous le dise pas, et que par dessus le marché on nous arnaque sur le prix de la course (nous avons dû payer 4 fois plus cher par personne qu’un Burkinabé...).

Nous partons donc à 13h de Banfora et mise à part un changement de bus à Bobo, nous ne ferons plus d’arrêt avant Ouaga, donc 6h30 de bus non-stop !



Quand il n’y a plus de place dans le taxi-brousse, il y en a toujours dessus ou autour !!!


Dès qu’un véhicule s’arrête, une foule s’attroupe pour essayer de vendre : fruit, biscuits, boissons, ... c’est l’équivalent d’un restoroute mais servi directement dans l’auto, pratique !


Attention, on ne rencontre pas seulement des trains sur la route !!!





Diverses concessions croisées sur notre chemin du retour.



Carrière de sable, creusée par l’homme, la pluie et le vent. Les arbres survivent par miracle sur leur minuscule monticule de pierre !


Un des très nombreux feu de brousse nocturne, toujours accidentel officiellement, mais pas du tout en fait. Le feu est mis car ainsi l’herbe repousse et permet aux bétail d’avoir encore à manger un minimum en saison sèche...

Nous sommes de retour à Ouaga à 20h30, et au lit à 23h. Sale journée...

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