Antoine Ducommun

Deuxième semaine...

lundi 11 octobre 2010, par Aduco



De lundi à jeudi, nous avons vidé, rangé, classé le contenu du magasin Jéthro. En effet, depuis l’inondation de l’année passée, une grande partie du matériel reçu par container avait été mis en tas dans une palette. Nous avons donc passé plus de deux jours à vider cette palette et à trier des paquets de vis.



Nous avons commandé deux étagères pour pouvoir ranger toutes ces « richesses ». Le menuisier et venu en fin de matinée et vers 16h, l’étagère est arrivée poussée par un ouvrier sur une petite charrette. Nous avons d’abord rangé les caisses d’outils reçus par l’armée suisse et les couteaux de faux qu’il restait. Nous baignons dans la poussière et la rouille !


Mardi, après avoir acheté nos vélos (fabrication chinoise à 80.- pièce) la deuxième étagère nous a été livrée. Nous avons pu commencer d’aligner des centaines de paquets de vis sur l’étagère.


Mercredi, suite du tri… nous voyons bientôt le fond ! Le travail a bien avancé.
À midi, les enfants qui ont une pause de 3h avant la reprise des leçons du soir (à 15h) nous regardent et rigolent. Ils sont une trentaine. On leur propose de jouer à tape-chaîne. Ce n’est pas facile de leur expliquer les règles, les plus petits ne parlent pas français et les grands ont de la peine à leur traduire le but du jeu. Les enfants courent dans tous les sens, rigolent et ne veulent plus nous lâcher ! Dix minutes avant la reprise des leçons, on leur fait faire une grande farandole. Il y a maintenant une soixantaine d’enfants qui rigolent en faisant une chaîne. Les adultes présents nous font des sourires.

La cloche sonne, la plupart des enfants viennent nous serrer la main et se ruent vers l’école. On a bien cru que les plus petits seraient écrasés par les grands.
Ça ne va pas 2 minutes que les enfants reviennent avec leurs copains pour qu’on leur serre aussi la main.


L’après-midi se passe à la suite de nos rangements… Mercredi, nous continuons d’entasser des visses. Heureusement, on voit bientôt le fond le la palette !



Mercredi soir, Lydia nous propose une sortie cinéma. Nous testerons enfin nos vélos en allant en ville. Le centre culturel français propose deux films africains tournés dans les années 70. Le réalisateur, un vieux monsieur, avait fait le déplacement spécialement du Niger. Au retour le vent se lève, nous mangeons de la poussière et après quelques mètres, une pluie tropicale se met à tomber. Nous sommes détrempés en quelques minutes !




Jeudi, nous finissons les derniers rangements du local. Je fais quelques photos des lézards qui courent partout. Eléonore assiste au cours de tresses africaines qui est donné dans la cour de l’école. Rendez-vous est pris pour changer de coiffure le lendemain !


Vendredi, Lilou a rendez-vous à 8h chez la coiffeuse… mais celle-ci n’arrive que vers les 9h. Dur dur de se mettre au rythme africain ! Après 4h de tiraillement du cuir chevelu, elle revient avec de magnifiques tresses. Pendant ce temps, j’ai découvert le marché du quartier. Il faudra que l’on y retourne pour faire des achats de fruits, légumes et autres produits. Les étals sont serrés les uns contre-les autres, sont faits de bric et de broc, les vieux pneus sur le toit tiennent d’hypothétiques morceaux de plastiques en place, contre la pluie. Le tout semble tenir par magie. En tous cas, mieux vaut ne pas s’y appuyer !


Samedi, jour de repos… jusqu’à ce que l’on frappe à notre porte vers 8h. Mady nous propose d’aller acheter des tissus pour confectionner des habits africains avec son épouse. Nous nous rendons au marché à l’autre bout de la ville et profitons de parler du mode de fonctionnement des familles africaines. La famille de Mady se compose de cinq enfants, dont trois sont les leurs et deux sont à sa charge et sont ceux de sa famille proche. Leurs trois enfants, Tabita, 9 ans, Jedidja, 6 ans et Asaph 2 ans et demi.


Après avoir choisi nos tissus, nous faisons un tour dans le marché. Les stands étant abrités par des bouts de tôles et de plastiques, assez bas, nous sommes obligés de baisser la tête pour passer. Nous achetons en suivant les conseils de l’épouse de Mady divers légumes et une casserole plus grande. La vente de la viande se fait en plein soleil, les mouches se régalent. Nous, nous éviterons !


Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons chez le tailleur. Nous lui expliquons à l’aide de catalogues ce que nous souhaitons comme habits. Ils seront prêts dans une semaine. L’ensemble pantalon et chemise revient à 10 Frs.

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